Découvrez quelles sont les destinations à privilégier pour votre voyage au Vietnam

Le géoparc mondial de Dong Van

Le plateau karstique de Dong Van est une région montagneuse à la végétation luxuriante, sillonnée de rivières et de falaises abruptes dans la province de Ha Giang à l’extrême nord du Vietnam. Alors que les autres régions ont connu le développement économique et la vie moderne, dans cette région rurale, le temps semble ne pas avoir de prise. En effet, une vingtaine d’ethnies minoritaires vivent ensemble à l’écart des routes principales, dans des vallées couvertes de roches où les conditions de vie sont défavorables. Ainsi, les habitants ont conservé jusqu’à aujourd’hui leurs mode de vie en harmonie avec la nature et leurs caractéristiques culturelles transmises depuis leurs ancêtres. 

Culminant à 1600m d’altitude, le plateau karstique de Dong Van, couvre une superficie de 2350 kilomètres carrés et se situe sur quatre districts : Quan Ba, Yen Minh, Dong Van et Meo Vac. Ce paysage naturel de chaînes de montagnes calcaires géantes et noires résulte d’une longue histoire géologique et témoigne de l’évolution de la croûte terrestre pendant près de 600 millions d’années. Ainsi, le plateau karstique de Dong Van est reconnu par l’UNESCO comme 77e membre du réseau mondial de géoparcs (GGP). Il est devenu le premier géoparc mondial au Vietnam et le deuxième en Asie du Sud-Est

L’histoire du plateau karstique de Dong Van

Située sur la région frontalière, cette région fut aussi marquée par des événements historiques majeurs dont la résistance des peuples Hmong contre les envahisseurs. En effet, à partir du milieu du XVIIIe siècle, le plateau karstique de Dong Van devint la résidence de la communauté autonome Hmong. À la fin du XIXe siècle, les Français s’allièrent avec la dynastie Qing de Chine afin de s’emparer de la terre des locaux et installer leurs bases militaires.

Cependant, ils se heurtèrent à la résistance de la population locale. Les rébellions initiales ont été rapidement réprimées, mais la région est toujours restée opposée à l’influence des Français. Après une longue guerre, les Hmong et leur leader, Vuong Duc Chinh, contraignirent les Français à signer un traité de paix avec eux en 1913. Vuong Duc Chinh fut ensuite accepté comme roi et gérait donc la région autonome des Hmongs à Dong Van. Par la suite, il soutint Ho Chi Minh dans sa quête de l’indépendance vietnamienne. 

Pour en savoir plus sur la souveraineté du territoire vietnamien :

La tour du drapeau de Lung Cu, un symbole de la souveraineté du Vietnam 

Le palais royal du roi Hmong, situé dans la vallée de Sa Phin du district de Dong Van, fut transformé en site touristique en 1993. Cet édifice fut réalisé pendant 9 ans de 1898 à 1907 et considéré à l’époque comme une construction grandiose. Construit à partir de pierres et de bois précieux, avec des gravures sophistiquées, pour un prix de 150 millions de pièces d’argent d’Indochine et équivalant aujourd’hui à environ 5 700 000 euros. Il représentait alors le symbole de pouvoir, de richesse et de prospérité du roi. Après une longue période, le bâtiment a été partiellement détruit mais conserve toujours sa forme originale qu’il est possible de visiter pour se plonger dans l’histoire de la région. 

La culture sur les champs de pierres

Avec plus de 80% de sa superficie couverte de roches, le plateau karstique de Dong Van offre peu de place pour la production de ressources. En raison du manque de terres fertiles, la culture vivrière dans cette région stérile est plus limitée qu’ailleurs dans la province de Ha Giang. La terre rocheuse de Dong Van, offre donc peu de possibilité d’habitat. Pourtant, elle abrite aujourd’hui 17 groupes ethniques minoritaires. Mais ces ethnies ne manquent pas d’ingéniosité pour exploiter ce terrain. 

Malgré des conditions de vie extrêmement difficiles, les ethnies de cette région ont toujours gardé courage et optimisme et utilisent leur habileté et leur ingéniosité afin de surmonter cet environnement. En fait, les habitants de cette région ne pouvaient vivre que de la culture du maïs. Les locaux ont dû combler les trous dans la pierre sur les falaises avec de la terre fertile pour y planter du maïs et quelques légumes.

Cette technique agricole unique de culture sur des champs de pierre constitue le moyen de subsistance principal pour la plupart des populations locales depuis des milliers de générations. Par la suite, les locaux ont aussi utilisé des pierres pour construire des berges, qu’ils ont remplies de terre fertile afin de former des petits champs de riz. Malgré des conditions climatiques sévères dans le nord, les champs de roches construits existent depuis des millénaires et résistent parfaitement à l’érosion. 

Le plateau karstique de Dong Van, là où les pierres s’épanouissent

En plus du riz et du maïs, les habitants plantent des fleurs de sarrasin servant de source complémentaire de nourriture, pour la fabrication de gâteaux, d’alcools et de médicament traditionnel. Après la récolte du riz, d’octobre à novembre, les sarrasins fleurissent partout sur le flanc des montagnes rocheuses. Cette fleur de couleur rose et blanche s’adapte bien à ce terrain et est devenue un symbole du plateau karstique.

En effet, quand on mentionne la province de Ha Giang et les montagnes calcaires de Dong Van, on pense toujours aux vastes champs de sarrasin. Réputée comme « la fleur s’épanouissant sur les pierres », les fleurs de sarrasin couvrant les vallées et les falaises sont un magnifique spectacle naturel à ne pas manquer. Les meilleurs champs de sarrasin se trouvent généralement le long des routes sinueuses du plateau karstique, notamment sur la route vers Quan Ba, dans la vallée de Sung La et au pied du col de Ma Pi Leng. 

Les paysages à couper le souffle du plateau karstique de Dong Van

Pour vous rendre au plateau karstique de Dong Van, vous aurez notamment la chance de parcourir les routes en lacets le long de montagnes vertigineuses. Ces routes, reliant les quatre districts du géoparc portent le nom de « route du Bonheur ». Elle est notamment légendaire pour les travaux incroyables réalisés par les jeunes volontaires et la population locale de 1959 à 1965. En effet, il y a plus de 50 ans, cette région n’était accessible par aucun chemin praticable. Des millions de personnes se suspendaient sur les falaises rocheuses avec des houes, des pelles et des outils rudimentaires à la main pour construire une route dédiée à la communication entre le centre et les régions reculées. La nouvelle route a notamment permis d’acheminer de l’eau propre, de l’électricité, d’accéder à l’éducation et de fournir du travail aux villages pauvres de la région. Elle fut donc une bénédiction pour ces populations isolées. 

La route du Bonheur commence par « la Porte du Ciel » à Quan Ba avec la vue sur le panorama de la région montagneuse et notamment les collines jumelles. Reprise de la route sinueuse à travers les paysages de pierre jusqu’à la pente de Tham Ma, un véritable challenge pour les aventuriers. Située entre les districts de Yen Minh et Dong Van, c’est une pente à neufs virages consécutifs. La pente de Tham Ma, littéralement « l’évaluation du cheval », était utilisée comme son nom l’indique pour évaluer les chevaux. En effet, on utilisait autrefois le cheval pour transporter les marchandises. Les chevaux restant en bonne santé, après avoir parcouru cette pente raide et courbée, étaient gardés pour être élevés. Aujourd’hui, la pente n’est plus utilisée à l’évaluation de la puissance de cheval mais de la stabilité de conduite des motards ou des chauffeurs. 

Enfin, pour atteindre Meo Vac, le dernier district du géoparc, on doit passer le col de Ma Pi Leng, l’un des cols les plus hauts et dangereux du nord du Vietnam. Culminant à 2000m d’altitude, il s’agit du toit du plateau karstique de Dong Van offrant une vue spectaculaire sur les gorges du canyon de Tu San, le plus profond canyon d’Asie du Sud-Est. Coulant en contrebas des falaises rocheuses abruptes du canyon, la rivière d’eau émeraude Nho Que est semblable à une bande de tissu serpentant au cœur des montagnes verdoyantes. Il est possible de descendre au cœur du canyon pour rejoindre la rivière Nho Que et embarquer pour une descente en eau vive en admirant le paysage naturel grandiose des montagnes sous un autre angle. 

Entre nature et ethnies à Dong Van

Sur la route du Bonheur, il n’est pas rare de tomber sur des locaux qui marchent lentement en portant des hottes sur leur dos. Généralement, les habitants qui ne peuvent pas se permettre d’acheter de scooter, vont à pied au marché ou aux champs situés à environ une dizaine de kilomètres de chez eux. Ils vivent dans les maisons en bois perchées au milieu des montagnes ou regroupées en villages sur les sommets. Les sentiers étroits de la route principale nous mènent à ces petits villages ethniques nichés dans la montagne. 

Vivant dans un vaste jardin de pierres, les gens utilisent ce matériau naturel pour construire de jolies clôtures de roches séparant les habitations, les jardins et les enclos à bétail de différents clans et familles. Leurs maisons sont généralement construites d’argile malaxée avec de la paille hachée, appelées nha trinh tuong (maison en torchis). Les villageois disent que les maisons de ce genre restent chaudes en hiver et froides en été. D’ailleurs elles les protègent des tempêtes et des inondations en raison de la structure d’argile devenant plus solide lorsqu’elle est trempée dans l’eau. Les maisons en torchis aux toits recouverts de mousses peuvent durer jusqu’à une centaine d’années à travers de plusieurs générations. 

En plus de la culture, les habitants font des produits artisanaux pour gagner leur vie. Grâce à l’abondance des matériaux naturels, les habitants tissent eux-mêmes des outils nécessaires en bambou et des vêtements à partir de fils de lin ou de chanvre. À côté du gris du plateau calcaire, on est fasciné par les costumes traditionnels colorés des ethnies. Avec leur habileté et leur créativité, les femmes confectionnent de belles tenues décorées de motifs sophistiqués à l’aide de la technique du batik

Assister à la fabrication du batik dans le village de Lung Tam du district de Quan Ba :

L’art du batik : une traditions ancestrale de l’ethnie H’mong 

Les ethnies et leur culture intacte

Les locaux préservent leur identité culturelle et vivent toujours en harmonie avec la nature. Les régions montagneuses constituent un « paradis des enfants », on trouve des foules d’enfants partout. Les enfants, aux pieds nus et aux visages barbouillées, s’amusent souvent devant chez eux ou dans les champs. Ils sont curieux en voyant des étrangers et lorsque l’on les salue, ils sourient et nous agitent timidement leurs mains. Les enfants seront heureux de recevoir des bonbons, des outils d’apprentissage ou des vêtements comme un don des visiteurs. 

Comme eux, les adultes peuvent également être timides au premier abord avec des invités étrangers mais ils sont toujours accueillants et souriants. N’hésitez pas de boire un verre de l’alcool de riz avec eux, puisqu’il s’agit de leur manière d’accueil avec leurs invités. Malgré la pauvreté, les peuples sont honnêtes et optimistes. Malgré des conditions de vie défavorables dans cette région rocheuse, les germes de bonheur s’épanouissent sur les pierres : le vert des rizières en terrasse et des champs de maïs, la couleur des marchés ethniques, des costumes et des sourires des peuples ethniques. Voilà ce qui fait toute la richesse de Dong Van. 

Pour une immersion dans les paysages pittoresques du géoparc de Dong Van et la vie des ethnies minoritaires :

Découvrir la province de Ha Giang à moto 

À la rencontre de la population ethnique de Ha Giang   

La nature au Vietnam avec Ha Giang

Nos coups de cœur nature au Vietnam

Le Vietnam est un pays surprenant qui propose un contraste unique entre l’agitation des grandes villes et l’apaisement de la nature. Plongez-vous au cœur de la biodiversité du pays à travers les rizières, les forêts ou encore les lacs.

La réserve naturelle de Pu Luong au Vietnam

Pu Luong reflète merveilleusement la nature du Vietnam

Pu Luong est l’une des plus belles réserves naturelles du Vietnam. Elle est isolée, et pourtant à seulement 4 heures de route d’Hanoi et s’apparente à un vrai coin de paradis. Le parc est impressionnant par sa diversité de paysages entre montagnes, rizières et forêts, chacun sera comblé ! Pu Luong ne fait généralement pas parti des circuits touristiques classiques ce qui lui permet de préserver son authenticité. Bien moins connu que Sapa, Pu Luong est l’endroit parfait pour profiter de la nature du Vietnam en évitant l’agitation touristique.

Les amateurs de treks et de randonnées ne voudront plus repartir de cet endroit. En effet, la région offre une multitude de circuits adaptés à tous. Vous pouvez, par exemple, réaliser un trek de 5 jours entre Pu Luong et Ngoc Son Ngo Luong. Cette traversé est l’occasion de comprendre ce qui se cache réellement derrière ces paysages magnifiques, tout en rencontrant les populations locales.

Si vous restez moins de temps à Pu Luong, nous vous conseillons de louer un scooter ou un vélo. Cela vous permettra de vous perdre au milieu des rizières dans les endroits les plus isolés de la réserve.

Le parc national de Ba Be

Le parc national de Ba Be est situé dans le nord-ouest du Vietnam sur un peu plus de 10 000 hectares. Ba Be compte plus de 1000 espèces d’animaux et de plantes pour offrir une biodiversité unique à ses visiteurs. Ba Be est connu pour son lac de 650 hectares qui règne sur l’ensemble du parc en regroupant trois petits lacs : Pe Lam, Pe Lu et Pe Leng. Cette association entre lacs, forêts et montagnes donne un charme incontestable au parc de Ba Be.

Hormis les magnifiques paysages, c’est également l’authenticité qui caractérise cet endroit. Le parc est habité principalement par 3 ethnies : les Hmong, les Dao et les Thay. Ces populations vivent dans les villages traditionnels des parcs où les traditions se transmettent de génération en génération. Les maisons traditionnelles résistent au temps et les habitants y sont très attachées.

Vous l’aurez sûrement compris, ce ne sont pas les activités qui manquent au Parc Ba Be. La région se trouvant au cœur de la chaîne de montagne de Pia Booc, les treks sont très appréciés dans le Parc. La traversé de Ba Be en kayak est idéal pour se retrouver seul au milieu du lac. Afin de découvrir la vie dans le parc, nous vous conseillons d’opter pour une balade en vélo à travers les villages. Cela vous permettra de prendre le temps d’observer le paysage ainsi que de croiser les populations locales.

Découvrir la nature du Vietnam à Ha Giang

La nature du Vietnam avec Ha Giang

Ha Giang tend à être de plus en plus connu par les voyageurs qui se rendent au Vietnam. C’est à juste titre puisque la province offre de paysages montagneux magnifiques. Ha Giang est connu pour sa boucle très apprécié par les amateurs de « moto trip ». Cette boucle permet de profiter de magnifiques rizières, de découvrir des villages typiques de la montage et même de se baigner dans la rivière !

La boucle passe par le plateau de Dong Van qui est reconnu, depuis 2010, comme parc géologique mondial par l’UNESCO. Vous pourrez avoir une vue imprenable sur la vallée depuis la tour du drapeau Lung Cu ou bien vous perdre à l’intérieur du marché de Dong Va.

Nous vous conseillons également d’aller à la rencontre des populations locales comme à Yen Minh et à Pho Bang autours de Ha Giang. Ces petits villages en altitudes changent par rapport aux villages habituels du Vietnam.

Bach Ma, un écrin de nature au centre du Vietnam

La nature au Vietnam : le parc national de Bach Ma

Cette ancienne station climatique française est l’un des parcs nationaux les plus connus du Vietnam. C’est une étape incontournable d’un voyage dans le centre du Vietnam puisque le parc se situe entre Hué et Da Nang. Bach Ma, c’est 220 km² d’une nature dense et sauvage. Le parc est entouré de hautes montagnes ce qui permet d’avoir des points de vue exceptionnels sur tout le parc. L’endroit est l’un des plus humides du Vietnam ce qui lui donne l’apparence d’une véritable jungle ! Bach Ma possède également une biodiversité impressionnante. Les multitudes d’habitats permettent une grande diversité des plantes et des animaux.

Les treks sont l’activité principale du parc national de Bach Ma. Plusieurs itinéraires sont disponibles avec des guides sur places. Notre coup de cœur reste le trek qui longe les 5 lacs de Bach Ma. Ces petits puits naturels au charme unique se sont formés le long d’une chute d’eau. Ce sera l’occasion de se rafraîchir avec une baignade après une dure randonnée dans le parc.

Cat Ba, la nature du Vietnam au cœur de la Baie d’Along

Découvrez la nature au Vietnam à Cat Ba

Il nous était impossible de faire un article sur la nature au Vietnam sans évoquer la Baie d’Along. Cat Ba est la plus grande île de la baie et nous vous conseillons d’y faire une halte lors d’une visite de la région d’Halong. L’île s’étend sur 354 km² dont 280 km² réservé à son parc national.

Vous aurez de quoi vous occuper sur l’île ! Cat Ba est le point de départ des croisières de la Baie de Lan Ha qui est généralement moins touristique que la Baie d’Halong. Cette baie a l’avantage d’accueillir plusieurs villages de pêcheurs où sont installées de nombreuses maisons sur pilotis. Il est toujours surprenant de découvrir un mode de vie unique au fil de l’eau. La plupart des croisières proposent des excursions en kayak pendant quelques heures pour atteindre des endroits encore plus privilégiés.

Les randonnées dans le parc national ne sont également à ne pas manquer. Il existe plusieurs sentiers de différentes durées adaptés à tous. Au cours de ces promenades, vous aurez peut-être la chance de croiser un langur. Cette espèce de singe se fait de plus en plus rare mais elle est conservée au sein de l’île de Cat Ba. D’autres activités comme des balades en vélo ou même de l’escalade font le bonheur des voyageurs.

Y Ty, reflet de la nature du Vietnam

La nature du Vietnam à Y Ty

La petite ville d’Y Ty frôle la frontière chinoise en offrant un panorama montagneux unique. Quoi de mieux que de se réveiller avec une vue magnifique sur la vallée ?  Malgré son isolement, la ville est accessible depuis Sapa par 70 kilomètres de route. La ville n’est ouverte aux voyageurs que depuis quelques années et donc encore préservée du tourisme de masse.

Si vous voulez des rizières en terrasses, vous allez être servis ! La ville est perchée à 2000 mètres d’altitude ce qui permet de profiter d’une vue privilégiée sur les rizières. Par moment, Il est également possible de se retrouver au-dessus des nuages pour un spectacle impressionnant.

Une visite d’Y Ty sera l’occasion de rencontrer l’ethnie des Hmong. Cette ethnie vit dans les montagnes du Nord du Vietnam et représente une population de près de 800 000 personnes. Cette population vit de l’agriculture grâce à l’exploitation de maïs et de riz. Au marché d’Y Ty, vous pourrez voir les Hmongs vendre leurs récoltes.

Cette ville est souvent visitée par les voyageurs qui réalisent une boucle en moto en partant de Lao Cai ou de Sapa. Cette boucle traverse les villes de Den Sang, Y Ty, A Lu ou encore Ban Vuoc.

Parc national de Cat Tien

La nature au Vietnam avec Cat Tien

Pour conclure cet article, voici un dernier parc national qui vaut vraiment le détour ! Le parc de Cat Tien occupe 74 000 hectares entre Ho Chi Minh et Dalat. La dense forêt tropicale qu’abrite le parc vous permettra de vous plonger dans une véritable jungle. Ici encore, la flore est exceptionnelle notamment avec le lac de crocodiles permettant d’observer plus de 200 reptiles.  En levant la tête, vous aurez également l’occasion d’observer des gibbons, une espèce de singe en voie de disparition qui est préservée par le parc. La diversité des espèces du parc a permis au parc d’être reconnu par l’UNESCO comme réserve de la biosphère.

Des bambous sont également présents dans le parc alors qu’ils se font de plus en plus rares en Asie. Ils sont pourtant essentiels à la préservation de certaines espèces.

Nous vous recommandons donc de vous promener tranquillement pour ne pas rater les différents animaux croisant votre chemin.

Si vous souhaitez créer un circuit avec l’une de ces destinations, rendez-vous sur Carnets d’Asie !

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Football au Vietnam

Que représente le football au Vietnam ?

Lorsque l’on parle de football, le Vietnam n’est généralement pas le premier pays qui nous vient en tête. Et pourtant, le foot fait l’unanimité dans le pays avec beaucoup d’adeptes de ce sport ! L’histoire entre le football et le Vietnam a débuté il y a plus d’un siècle et le pays a su franchir beaucoup d’étapes pour progresser au niveau international. Dans cet article, nous reviendrons sur l’évolution du football au Vietnam et nous observerons les nouveaux défis qui attendent le pays.

L’histoire du football au Vietnam

Le football au Vietnam : l'équipe nationale

Le football au Vietnam initié par les français

Le football au Vietnam tire ses origines du passé colonial du pays. Le premier match de football au Vietnam s’est déroulé en 1905 à Saigon en opposant des soldats français et anglais. Ce sont les français qui ont créé les premiers clubs du pays notamment avec le Cercle Sportif Saïgonnais fondé en 1906. Mais très rapidement les Vietnamiens ont montré un fort intérêt pour ce sport avec la création, en 1910, du Gia Dinh Sport, le premier club vietnamien. Lors de cette période coloniale, le football profita d’un élan populaire dans tout le pays. De nombreuses compétitions furent organisées rassemblant des foules toujours plus grandes. Le football a participé à l’intégration des premiers loisirs dans la société vietnamienne. De plus, il permet aux différents groupes sociaux de se côtoyer autours d’une activité commune.

L’organisation du pays

Lorsque le Vietnam fût séparé en deux, après la guerre d’Indochine en 1954, deux équipes nationales ont vu le jour : une équipe au Nord et une équipe au Sud. Chacune voulant avoir un rayonnement international et représenter l’identité du pays. L’équipe au Nord n’a affronté que des pays communistes tandis que le Vietnam du Sud a participé aux deux premières éditions de la coupe d’Asie des nations.

La réunification du Vietnam en 1954 encouragea la création d’une fédération de football du Vietnam en 1962. Or, ce n’est qu’en 1991 que l’équipe réunifiée du Vietnam disputa son premier match officiel face aux Philippines (2-2).

Après plusieurs résultats décevants dans les différentes compétitions internationales, c’est en 2007 que le Vietnam a créé la surprise. L’équipe nationale accède aux quarts de finale de la Coupe d’Asie des nations. Ce résultat place donc le pays comme l’une des meilleures nations du continent. De plus, le Vietnam confirme ce résultat en remportant, l’année suivante, la coupe d’Asie du Sud-Est. Ces belles performances ont considérablement développé la notoriété du sport dans le pays avec une forte augmentation du nombre de pratiquants.

Une vie au rythme du football

Le foot au Vietnam : champion d'Asie du Sud-Est

Le football, l’un des divertissements favoris des vietnamiens

Le foot est rapidement devenu une institution au Vietnam. Dans les grandes villes, on retrouve beaucoup de terrains synthétiques pour permettre aux habitants de jouer facilement au football. La plupart du temps, ce sont des groupes d’amis ou de collègues qui réservent les terrains le temps d’un match. Le foot se pratique donc généralement de manière conviviale comme pour la plupart des sports dans le pays.

Les Vietnamiens sont aussi de fidèles spectateurs et supporters de foot. Le spectacle, l’intensité et les stars de la Premier League, la première division anglaise, ont vite conquis les Vietnamiens. De nombreux fanclubs de clubs anglais se sont formés partout dans le pays, même à 12 000 km de l’Angleterre. La page Facebook des fans de Manchester United au Vietnam a atteint les 600 000 abonnés ! Ainsi, en visitant les grandes villes du Vietnam, vous aurez l’occasion d’aller boire une verre dans l’un des nombreux bars de supporters. Voici quelques adresses de bar diffusant les matchs de Premier League et accueillant les clubs de supporters.

  • Le Kop Cafe est le QG des supporters de Liverpool à Hanoi
  • Kasa Garden est un café des sports bien connu à Ho Chi Minh, accueillant régulièrement les fans d’Arsenal
  • Universal 2 regroupe les fans de foot à Da Nang lors des matchs de Premier League et de Ligue des Champions

Un accent particulier sur la formation du football au Vietnam

Afin de développer le foot au Vietnam ainsi que le niveau de l’équipe nationale,  le pays a investi dans la formation de ses jeunes joueurs.

C’est dans ce sens que Jean-Marc Guillou a ouvert, en 2015, sa nouvelle académie de football à Ho Chi Minh. Cet ancien joueur de ligue 2 est devenu un formateur très populaire en ayant installé plusieurs académies en Afrique. Ainsi, de nombreux joueurs internationaux comme Yaya Touré, Bensebaini Ramy ou encore Gervinho sont passés entre les mains de Jean-Marc Guillou. Le 7 septembre 2015, 10 jeunes vietnamiens, nés en 2003 et 2004, ont fait leur entré dans l’académie de l’entraîneur français. Ces joueurs avaient été sélectionnés parmi 6000 candidats observés lors de détections dans tout le pays. L’académie est même en partenariat avec Arsenal qui suit l’évolution des différents pensionnaires.

D’autres académies ont également vu le jour pour accueillir de jeunes talents. Les clubs proposent de plus en plus de centres de formation pour préparer leur future équipe première. Dans le foot, une nation forte se doit d’avoir un championnat développé pour permettre aux joueurs locaux d’évoluer au plus haut niveau.

Ces efforts portent déjà leurs fruits. En effet, l’équipe des moins de 23 ans du Vietnam a su se hisser en finale de la Coupe d’Asie des nations 2018. Malheureusement, les jeunes Vietnamiens ont encaissé un but à la dernière minute des prolongations, anéantissant leur rêve de soulever la coupe. Après cet exploit, Forbes a désigné la formation footballistique du Vietnam comme la meilleure d’Asie du Sud-Est.

Prochain objectif : participer à une coupe du monde

Une qualification pour une coupe du monde ? Tout le pays en rêve ! Or, les places sont chères : la dernière coupe du monde n’a offert que 5 places à la zone Asie-Océanie. La tâche parait donc encore compliquée pour les vietnamiens. En effet, les niveaux du Japon, de l’Australie ou encore de la Corée du Sud paraissent difficilement atteignables à court terme. Lors des phases qualificatives de la coupe du monde 2018, le Vietnam n’est pas sorti de son groupe battu par l’Irak et la Thaïlande. Concernant la coupe du monde 2022, l’équipe du Vietnam débutera sa compagne de qualification en septembre 2019 avec 6 premiers matchs de qualification.

Mais c’est la coupe du monde 2026 dans laquelle le Vietnam place tous ses espoirs. En effet, cette édition comptera 48 équipes contre 32 actuellement. L’Asie pourrait disposer de 9 places qualificatives ce qui augmenterait nettement les chances du Vietnam de participer à la compétition. De plus, cette échéance qui arrive dans 7 ans permet de laisser le temps pour apprécier les investissements de formation des jeunes joueurs vietnamiens.

Si vous souhaitez visiter les villes du Vietnam où le football est le plus populaire et jouer un match avec les Vietnamiens, rendez-vous sur Carnets d’Asie !

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Les meilleurs Banh Mi du Vietnam

Découvrez le Banh Mi !

Le Banh Mi est le sandwich vietnamien par excellence ! Servi dans une baguette de pain avec de la viande, des herbes fraîches et des légumes, le Banh Mi est un sandwich au goût unique. Son originalité lui permet généralement d’être considéré comme l’un des meilleurs sandwichs du monde. Pour le goûter, un seul endroit : le Vietnam !

Le Banh Mi et ses origines françaises

C’est à l’époque de l’Indochine, lorsque le Vietnam était colonisé par la France, que le Banh Mi a vu le jour. Cette période coloniale a eu un impact sur la gastronomie vietnamienne en y intégrant des influences venues tout droit de l’hexagone. Le Banh Mi résulte de ce mélange des genres notamment avec la baguette de pain qui est à la base du sandwich. Au départ, les français ont apporté la baguette au Vietnam afin de nourrir les soldats français sur place. Au fil du temps, les vietnamiens se sont appropriés le pain français pour réaliser leurs propres recettes.

Cependant, la démocratisation du pain au Vietnam a pris du temps puisque ce produit, importé depuis la France, était très cher. Les boulangers vietnamiens ont alors décidé de mélanger la farine de blé avec de la farine de riz bon marché pour baisser les coûts. De plus, l’installation prolongée des français et les importations plus conséquentes des matières premières ont également permis de baisser le prix de la baguette de pain.

Banh Mi : le sandwich vietnamien

Les Français étaient déjà de grands amateurs de sandwichs notamment avec le fameux jambon beurre. Les vietnamiens ont donc commencé par consommer le jambon beurre français avant de créer, dans les années 1950, une véritable spécialité à leur image. Car oui, aujourd’hui, le Banh Mi n’a plus grand-chose de français et ce plat est totalement ancré dans la culture vietnamienne.

Pour l’anecdote, le Banh Mi est à la base le nom que l’on donne au pain en lui-même avant de désigner également le sandwich vietnamien. Ce nom est une déformation vietnamienne de « pain de mie » en utilisant les mêmes consonances que l’expression française.

Les différentes recettes du Banh Mi

Les ingrédients du Banh Mi

Pour comprendre comment est préparé le Banh Mi, commençons par le pain. Comme nous vous l’avons dit précédemment, ce pain est une petite baguette issue d’un mélange entre la farine de blé et la farine de riz. Le goût est donc différent de la baguette française traditionnelle que nous connaissons. Le Banh Mi possède une croûte plus légère et un aspect plus moelleux.

Ensuite, la garniture se compose d’une ou plusieurs viandes, de légumes, de condiments et de sauces. Pour ce qui est de la viande, on retrouve, depuis les premiers Banh Mi, du pâté de différentes sortes tartiné sur le pain. Le porc est aussi une viande très fréquemment utilisée dans ce sandwich sous forme de lamelles ou de saucisses par exemple. Il est également possible retrouver des Banh Mi avec du poulet mariné qui apporte un goût différent que le sandwich traditionnel. Plus récemment, on retrouve des variantes végétarienne de cette spécialité pour s’adapter à tous les régimes alimentaires.

Recette du Banh Mi

Les légumes et les condiments sont généralement similaires entre les différents sandwichs. Pour les légumes, il est habituel de retrouver des concombres, des carottes râpées ou encore des radis. La coriandre, une herbe que l’on retrouve beaucoup dans la cuisine vietnamienne, est le principal condiment de ce plat. Cette herbe permet d’apporter de la fraîcheur au plat pour ne pas avoir la sensation d’un sandwich sec.

La mayonnaise est la sauce historique de ce sandwich qui était, là aussi, une influence française. La plupart du temps, on vous proposera également d’ajouter de la sauce Chili assez piquante dont les vietnamiens raffolent.

Les variantes de Banh Mi les plus connues

Voici quelques variantes de cette spécialité que l’on retrouve le plus dans les rues du Vietnam :

  • Chà Bông : version avec du porc haché
  • Chả Lụa : composé de saucisses de porc
  •  Bì : sandwich au porc émincé finement
  • Gà Nướng : élaboré avec poulet mariné puis grillé
  • Paté : la plupart des Bánh mì contiennent du pâté mais cette version propose uniquement du pâté et en plus grande quantité
  • Trưng Chien : confectionné avec des œufs frit (omelette)
  • Chay : version végétarienne généralement composé de tofu

Où manger les meilleurs Banh Mi du Vietnam ?

Banh mi 37 à Saigon

Vous n’aurez pas besoin de chercher bien longtemps pour trouver une gargote qui pourra vous préparer cette spécialité vietnamienne. Laissez vous tenter par les sandwichs qui croisent votre chemin pour avoir de belles surprises ! Malgré tout, certaines adresses valent le détour et en voici quelques unes.

Hanoi

  • Banh Mi 25 : Sûrement l’enseigne la plus connue d’Hanoi pour déguster cet authentique sandwich, Banh Mi 25 est une valeur sûre ! Le restaurant se trouve en plein cœur du vieux quartier, parfait donc pour prendre une pause lors de vos visites.
  • Bánh mỳ Trâm : Le restaurant est apprécié par les habitants d’Hanoi et il propose un concept original : servir le plat en séparant le pain de la garniture. En effet, au Bánh mỳ Trâm, vous composez vous-même votre sandwich à votre guise.
  • Banh My P : Si vous souhaitez des Banh Mi délicieux et bon marché, c’est l’adresse parfaite. Egalement situé dans le vieux quartier, ce restaurant attire tous les jours de nombreux clients tous aussi satisfaits les uns que les autres.

Hoi An

  • Banh mi Phuong : Souvent considéré comme le meilleur restaurant de Banh Mi du Vietnam, c’est un passage inévitable lors d’une visite d’Hoi An. Notre coup de cœur est la version au poulet et au fromage, à tester sans hésiter !
  • Madam Khanh, the banh mi queen : Restaurant un peu moins connu sur Hoi An mais tout aussi séduisant. Les sandwichs sont bon marché et très variés.

Saigon

  • Banh Mi 37 Nguyen Trai : cette petite gargote de rue vous réserve plein de surprises. Des sandwichs chauds, bien fournis et croustillants qui sont parfaits pour manger au pouce à Ho Chi Minh.
  • Bánh Mì Hồng Hoa : Encore une belle adresse pour les dénicheurs de bons plans. Pour moins de 20 000 VND, vous avez un sandwich rempli de produits frais avec des légumes et des herbes qui relèvent le goût. Le sandwich cache donc beaucoup de saveurs, un vrai régal à chaque bouchée.

Nous espérons que cet article vous a fait saliver et si vous souhaitez découvrir nos expériences de voyage sur la gastronomie, rendez-vous sur Carnets d’Asie !

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Les éléphants au Laos

Dans quelques jours se tiendra le festival des éléphants au Laos dans la ville de Sayabouri. L’occasion pour tout un pays de célébrer son emblème. Un colosse aux pieds d’argiles qui malgré de nombreuses initiatives reste en danger.

Une brève histoire des éléphants au Laos

Le royaume des éléphants

Le drapeau du royaume du Laos représentant des éléphants

Le Laos et les éléphants ont des histoires croisées, parfois mêlées. Le pays revendique d’ailleurs depuis des centaines d’années la relation particulière qu’il entretient avec l’animal. Le premier royaume à proprement parler laotien était d’ailleurs nommé Lan-Xang ou « Royaume du million d’éléphants ».

Puis bien plus tard, le royaume du Laos adoptera jusqu’en 1975 un drapeau orné d’un d’éléphant blanc à trois têtes, représentant les trois royaumes de Luang Prabang, Champassak et Vientiane. L’éléphant blanc étant alors considéré comme un symbole royal.

Bref, l’éléphant et le Laos sont indissociables. S’il est si présent dans l’imagerie du pays, c’est sans aucun doute car depuis des millénaires, l’homme et l’éléphant dans cette région ont toujours travaillé ensemble.

L’homme et l’éléphant

Les éléphants d’Asie ont toujours joué un rôle important dans la vie des hommes en Asie. Utilisé pour la guerre dans le passé, comme auxiliaire ou comme arme, sa force et sa taille imposante en ont toujours fait un allié solide pour l’homme. Outre la guerre, l’éléphant a aussi et surtout était utilisé pour des tâches difficiles, la plus connue d’entre-elle étant sans doute le bûcheronnage. Encore aujourd’hui, au Laos, ce sont près de 9000 personnes qui vivent directement ou indirectement du travail des éléphants.

Mais avec la modernisation galopante du Laos, l’extension du réseau routier et donc l’augmentation du nombre de voitures et de camion, l’éléphant a perdu son utilité passée. Il est aujourd’hui lent, encombrant et peu adapté aux nouveaux modes de vie. De plus, avec l’exploitation intensive des forêts laotiennes, l’éléphant est plus menacé que jamais. Dans l’ancien pays du million d’éléphants, on peut en compter moins de 900 parmi les individus domestiqués et sauvages.

Sensibiliser à la conservation des éléphants au Laos

Dès 2002, l’association ElefantAsia, créée par Sébastien Duffillot et Gilles Maurer, a commencé son travail de sensibilisation à la protection des éléphants. En à peine un siècle, le Laos a vu sa population d’éléphants diminué de 40 000 individus à moins de 900. C’est avec ces chiffres en tête que depuis près de 20 ans, le pays mets en place des actions de protection et tente avec l’aide d’organismes de changer les comportements vis-à-vis des éléphants.

Les mahouts, gardiens des éléphants

Les mahouts, gardiens des éléphants au Laos

Cela passe d’abord par les mahouts ou cornacs, qui sont les dresseurs et propriétaires d’éléphants. Souvent, ces éléphants sont un bien précieux pour les mahouts. Bien qu’ils entretiennent une relation unique avec leurs animaux, les mahouts sont dépendants des revenus générés par leurs animaux. Ainsi, ils vont parfois jusqu’à leur surexploitation. Des animaux continuent de travailler même blessés ou ne disposent pas suffisamment de pauses pour s’alimenter correctement. Ces facteurs rendent donc la reproduction des éléphants du Laos difficile.

La sensibilisation devait donc commencer par les mahouts. Avec l’aide d’organisations de protection animale et du gouvernement laotien, des solutions ont donc été mises en place. Des tournées vétérinaires mobiles sont notamment organisées pour aider les mahouts à soigner leurs éléphants blessés. L’équipe d’ElephantAsia peut alors sensibiliser les mahouts, notamment en les poussant à les contacter au plus vite en cas de blessure et ainsi préserver la bonne santé de l’animal.

 

Aider à la reproduction des éléphants

Elefantasia protège les éléphants au Laos

L’autre initiative à destination des mahouts vise à pousser la natalité des éléphants. On compte 10 morts pour moins de deux naissances d’éléphants. L’espèce tend donc à décliner. Pour de nombreux mahouts une femelle enceinte n’est pas assez rentable et peut être un gouffre. Elle sera incapable de travailler pendant environ 3 ans. Les mahouts ayant une femelle enceinte sont donc invités à l’amener au Centre de Conservation des éléphants. Ici, le centre prendra en charge la gestation de l’éléphante et le mahout pourra recevoir un complément de revenu. Cette initiative permet donc la naissance d’éléphanteau mais permets aussi aux mères de se reposer, loin du travail dans les forêts.

Ces centres permettent aussi de mahouts d’être employé pour leur savoir, dans une activité qui respecte et protège l’animal. Ainsi, nous recommandons aux voyageurs de découvrir ce genre de centre préservation plutôt que de participer à des balades à dos d’éléphants. En effet, ceux-ci sont souvent exploités et épuisés par leur tâche. Ces centres (assez proches de Luang Prabang) vous permettront de découvrir au plus près ces créatures magnifiques, tout en participant à leur préservation ! Même en voyage, il est important de bien consommer !

> Nos activités coup de coeur à Luang Prabang au Laos

 

Le festival des éléphants à Sayaboury

Le festival des éléphants au Laos

Mais pour continuer ce travail de sensibilisation auprès du plus grand nombre, ElefantAsia a créé le festival des éléphants voilà 13 ans. Depuis 2006, chaque année, 3 jours sont consacrés aux pachydermes dans la ville de Sayabouri. C’est dans cette région que l’on trouve le plus grand nombre d’éléphants, et c’est aussi ici que sont installés l’Elephant Conservation Center et ElefantAsia.

Pendant 3 jours, des dizaines de mahouts et leurs éléphants paradent en ville. Les festivités commencent notamment au premier jour avec un grand défilé. Vous pourrez assister à des représentations de danse traditionnelle, et vous pourrez avoir un aperçu des costumes chatoyants des Laotiens. Puis, ce sont au tour des mahouts de défiler avec leurs éléphants, habillés de jolis costumes pour l’occasion.

> Découvrir aussi la fête des pirogues sur le Mékong au Laos

Au-delà du défilé, c’est une véritable foire qui s’empare de la ville. On trouve de nombreuses activités avec des jeux, des concerts de musique traditionnelle, des stands sur la préservation et la domestication des éléphants. Et c’est aussi une belle occasion de rencontrer et discuter avec des mahouts pour en apprendre plus sur les éléphants du Laos.

Bref, sur le thème des éléphants, la ville s’anime et les habitants des environs se réunissent pour faire la fête et honorer cet animal si emblématique du Laos qu’est l’éléphant. Au passage, il s’agit de sensibiliser les locaux mais aussi les voyageurs de passage à la nécessité de protéger les éléphants du Laos. Le tout dans une atmosphère festive et chaleureuse comme les Laotiens savent si bien le faire !

Cette année, le festival se tiendra dans la ville de Sayabouri à environ deux heures de route de Luang Prabang. Les dates du festival sont du 23 au 28 Février 2019.

Alors partants pour une découverte des éléphants au Laos ?

Retrouvez tous nos voyages au Laos ici :
> De Luang Prabang aux Bolovens
> Paysages et peuples du nord Laos

Les scientifiques du Fonds Mondial pour la Nature (WWF) se réjouissent de la découverte de 157 nouvelles espèces dans la région du Grand Mékong, en Asie du Sud-Est, en 2017. Pourtant, ils s’inquiètent aussi que beaucoup d’autres espèces non découvertes soient menacées à cause de l’activité humaine.

Des nouvelles espèces découvertes dans la région du Grand Mékong

Le Mékong, le plus long fleuve d’Asie du Sud-Est traverse des paysages uniques et riches en espèces dans six pays différents : Chine, Birmanie, Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam. Il s’agit d’un joyau de biodiversité, chaque année, on y découvre encore de nouvelles espèces. En 2017, 157 nouvelles espèces ont été découvertes, dont 3 mammifères, 23 poissons, 14 espèces d’amphibiens, 26 espèces de reptiles et 91 espèces de plantes dans certains terrains les plus impénétrables de la région, tels que des zones de jungle denses et montagneuses, ainsi que des rivières et des prairies isolées au Vietnam, Cambodge, Laos, Thaïlande et Birmanie.

157 nouvelles espèces découvertes en asie du sud-est

Cela a élevé le nombre total de nouvelles espèces découvertes entre 1997 et 2017 dans la région à plus de 2600. Ces réussites scientifiques incroyables illustrent notre connaissance limitée sur les habitats et les créatures de la région du Mékong, soulignant le potentiel de découvertes dans l’avenir.

La menace d’extinction des nouvelles espèces

157 nouvelles espèces découvertes en asie du sud-est

Bien que la région du Grand Mékong soit considérée comme un trésor de biodiversité, une grande partie des espèces répertoriées sont déjà menacées de disparition ou même d’extinction par la destruction massive des habitats. Le changement climatique ainsi qu’un braconnage pratiqué à grande échelle et le commerce illégal d’animaux sauvages. « Nous n’avons, de loin, pas encore découvert toutes les espèces. C’est tragique, mais certaines vont s’éteindre avant même que cela n’arrive » – a déclaré M. Stuart Chapman, directeur régional de l’Asie-Pacifique du WWF.

Parmi les nouvelles espèces découvertes, une espèce de bambou de la chaîne des Cardamomes au Cambodge, avec une base unique en forme de bulbe qui pousse le long des routes, ce qui le rend vulnérable au défrichement. Une autre nouvelle espèce de plantes de la famille des Thismia a été découverte au Laos mais déjà en danger car les terres qui constituent son habitat ont été concédées en location pour l’extraction du calcaire.

Le Skywalker Hoolock Gibbon, l’un des nouveaux mammifères découverts, a été aperçu pour la première fois à la mi-2017 et a été nommé d’après le personnage de « Star Wars ». Cependant, ce gibbon fait partie des 25 primates les plus menacés de la planète et fait face à un « risque grave et imminent pour sa survie, comme beaucoup d’autres petites espèces singes du sud de la Chine et de l’Asie du Sud-Est, en raison de la perte d’habitat et de la chasse » selon l’équipe qui l’a découvert.

157 nouvelles espèces découvertes en asie du sud-est

Une course contre la montre

Bien que le Laos et la Birmanie aient tenté de lutter contre le commerce illégal d’animaux sauvages, en augmentant les sanctions et en fermant les magasins et les marchés, les braconniers peuvent facilement capturer et transporter des animaux à travers les frontières, notamment dans des endroits tels que Mongla et Tachilek en Birmanie, a déclaré M. Lee Poston, porte-parole du WWF dans la région du Grand Mékong.

Les braconniers utilisaient souvent les pièges fabriqués à partir de câbles de vélo utilisés pour attraper des espèces menacées destinées à la fois à la consommation locale et au commerce illégal, a expliqué t-il. Il apprécie le travail des rangers locaux qui traquent et surveillent les zones pour y trouver des pièges. Pourtant, leur grande quantité rend leur suppression difficile.

En dépit des difficultés, M. Poston a déclaré que le nouveau rapport témoignait de la « résilience de la nature ». « En soulignant ces incroyables découvertes, nous transmettons un message : même si les menaces pèsent sur la faune et la flore sauvages du Grand Mékong, il y a encore de l’espoir dans le future car tant de nouvelles espèces sont découvertes régulièrement » a t-il précisé.

Dans une déclaration, Chapman a déclaré « Il y a du sang, de la sueur et des larmes derrière chaque nouvelle découverte parce qu’il s’agit d’une course contre la montre pour que des mesures de la protection puissent être prises avant qu’il ne soit trop tard ».

Palais de la Réunification

L’histoire et l’architecture sont deux principaux facteurs qui font du Palais de la Réunification une destination incontournable de Sai Gon. Reconnu comme l’un des 10 monuments historiques principaux du pays, il est toujours l’attraction la plus visitée de la ville.

À la découverte de l’histoire du Palais de la Réunification

Ancienne photo du palais de la réunification

Construit en 1868 et inauguré en 1871 par les colons français au centre-ville de Sai Gon, ce bâtiment fut nommé le Palais de Nodorom. Ce dernier était la résidence officielle et le bureau du Gouverneur de la Cochinchine. Puis du Gouverneur-général de l’Indochine Française. En 1954, après les accords de Genève et la fin de l’Indochine Française, la France transmet le palais au premier ministre Ngo Dinh Diem qui, l’année suivante, devient président de la République du Sud Viêt Nam. À partir de 1956, Ngo Dinh Diem utilise ce bâtiment comme palais présidentiel sous un autre nom « Palais de l’Indépendance ». 

En 1962, le premier ministre donna l’ordre de faire démolir le palais et de le reconstruire notamment à cause des nombreux dommages provoqués par le bombardement de l’aviation sur le Sud du Vietnam. L’architecte Ngo Viet Thu, premier lauréat vietnamien du Prix de Rome, a réalisé sa conception. Lors de la construction, Ngo Dinh Diem fut assassiné lors d’un coup d’État. Après l’inauguration en 1966, le palais de la Réunification est devenu la résidence et le bureau du président Nguyen Van Thieu de la République du Sud du Vietnam. Depuis le 30 avril 1975, date marquant la chute de Sai Gon et la fin de la guerre du Vietnam, on a reconverti le palais en site historique.

L’architecture exceptionnelle du Palais de la Réunification de Sai Gon

En souhaitant donner au palais une signification culturelle symbolisant la tradition, les rituels orientaux et la particularité du pays, l’architecte Ngo Viet Thu a combiné harmonieusement l’art architectural moderne avec l’architecture traditionnelle d’Orient. En effet, le palais est conçu sous forme des caractères chinois.

palais de reunification : L’ensemble du palais a une forme de la caractère 吉 signifiant la chance.

 

 

palais de reunification : La forme de caractère 口 du dernier étage, pavillon de Tu phuong vo su lau (la paix dans toutes directions), signifie l’appréciation de l’éducation et la liberté d’expression.

 

palais de reunification : il s’agit un rappel : il faut être fidèle et constant pour obtenir la démocratie.

 

 

palais de reunification : La démocratie exige trois éléments importants: les gens, la perspicacité et le pouvoir

 


palais de reunification
: Trois lignes horizontales reliant la ligne verticale constituent le mot « Roi »

 

 

palais de reunification : En combinant la tribune, il crée le mot « hôte » symbolisant l’indépendance du pays

 

 

: La façade du palais contient les deuxième et troisième étages ainsi que les avant-toits du rez-de-chaussée et deux piliers de bois sous les avant-toits. Elle a la forme du mot 興 (prospère) avec l’espoir de la prospérité éternelle du pays.

 

Le rideau de pierre du palais de la réunification de SaigonLa beauté architecturale du palais se manifeste également par le rideau en forme de bambou qui entoure le deuxième étage. Ainsi, ce rideau en pierre contribue à la fois à la beauté du palais et à faire entrer lumière.

Le Palais de la Réunification est donc un véritable bijou architectural. Un témoin de la volonté du Vietnam de devenir une puissance indépendante, unie, prospère et heureuse après tant d’années de combats et de déchirements.

 

Informations pratiques sur le Palais de la Réunification

Adresse : 135 Nam Ky Khoi Nghia, District 1, Ho-Chi-Minh Ville

Horaires d’ouverture : Tous les jours de 7h30 à 11h du matin et de 13h à 16h de l’après-midi

Accès, tarif d’entrée et accès sur le site officiel : ditich.dinhdoclap.gov.vn

le Musée national d'Histoire du Vietnam

Situé au centre-ville de Hanoi, tout près de l’Opéra et du lac Hoan Kiem, le Musée National d’Histoire du Vietnam conserve actuellement des milliers d’artefacts reflétant des événements culturels et historiques du pays au cours de 4000 ans. En effet, il a été créé en 2011 en fusionnant le Musée de l’Histoire du Vietnam et le Musée de la Révolution vietnamienne. La précieuse collection de plus de 200 000 objets et documents du musée s’étend de nos jours dans deux édifices.

Le musée national d'Histoire du Vietnam

L’histoire du Musée National d’Histoire du Vietnam

Le bâtiment A (l’ancien Musée de l’Histoire du Vietnam) au no 1 de la rue Tràng Tiên était le musée de Louis Finot de l’École française d’Extrême Orient. Il a été construit en 1929 par l’architecte français Charles Batteur et inauguré en 1932. Le musée fut conçu comme un ouvrage artistique éminent combinant un style architectural oriental et occidental. Il présente actuellement l’histoire du Vietnam de la préhistoire jusqu’à la dynastie de Nguyen (1945).

Situé de l’autre côté de la rue, le bâtiment B (l’ancien Musée de la Révolution vietnamienne) au no 216 de la rue Trân Quang Khải a été construit en 1917. Il s’agissait du siège du service commercial de l’Indochine. En 1954, le gouvernement vietnamien a décidé de transformer ce lieu en Musée de la Révolution vietnamienne pour exposer l’histoire du Vietnam depuis le milieu de XIXe siècle jusqu’à nos jours.

Des œuvres à ne pas manquer au Musée National d’Histoire du Vietnam

Le musée national d'Histoire du VietnamVous serez impressionné tout d’abord par le bâtiment octogonal de couleur jaune (bâtiment A) qui marque le point de départ de votre découverte. Il s’agit d’un édifice colonial français en forme de coupole dont la conception harmonieuse avec ses doubles toits et ses balcons facilitent le système de ventilation naturel et la protection contre le soleil.

En entrant dans la salle principale du bâtiment, vous trouverez l’exposition des sept tambours de bronze antiques qui sont des trésors publics. Parmi lesquels, le tambour de Ngoc Lu, datant de plus de 2500 ans et classé au niveau H1. De fait, ce niveau est réservé aux tambours originels les plus antiques et les plus basiques qui ont eu une grande influence sur l’histoire et la culture de son pays.

 

Vous pourrez également voir l’exposition des trésors publics très précieux. Ils associent au processus de la formation nationale de la période de la culture Dong Son depuis des milliers d’années aux dynasties féodales.

le Musée national d'Histoire du Vietnam

En plus, vous admirerez un autre artefact unique symbolisant le pouvoir de la dynastie de Nguyen.

le Musée national d'Histoire du Vietnam

Visitez le Musée National d’Histoire du Vietnam pour en savoir davantage sur la longue histoire et la culture de ce pays. Mais aussi sur la tradition de la lutte héroïque et vaillante dans le processus de défense du pays et d’édification de la nation vietnamienne.

Informations pratiques sur le Musée national d’Histoire du Vietnam :

Adresse :

Bâtiment A : 1 rue Trang Tien, District Hoan Kiem, Hanoi

Bâtiment B : 216 Tran Quang Khai, District Hoan Kiem, Hanoi Vietnam

Heures d’ouverture : 8h00 à 12h00 et 13h30 à 17h00, tous les jours sauf le premier lundi de chaque mois.

Entrée : 40 000 VND pour les deux visites, entrée gratuite pour les moins de 6 ans

Siteweb : http://www.baotanglichsu.vn/

Le musée des Beaux-arts de Hanoi

Situé au coin de la rue de Nguyen Thai Hoc, le musée des Beaux-Arts du Vietnam possède l’une des collections d’art les plus diversifiées du pays. Une visite au musée vous offrira certainement un bon aperçu de la culture et de l’histoire vietnamienne.

Le musée des Beaux-Arts du Vietnam

Le musée des Beaux-Arts du Vietnam

Le Musée des Beaux-Arts du Vietnam a été construit par les Français dans les années 1930 comme un lieu où les filles de colonels français de toute l’Indochine pouvaient étudier à Hanoi. En 1962, avec la permission du gouvernement, le Ministère de la Culture a rénové cette maison du style architectural occidental. En ajoutant des détails architecturaux du village du Vietnam pour qu’elle devienne une exposition permanente des œuvres d’art vietnamiennes.

Le système d’exposition du Musée a été complété et révisé plusieurs fois afin de préserver et d’honorer la valeur esthétique unique et la quintessence du pays dans l’histoire de l’art vietnamien. Le musée des Beaux-Arts du Vietnam possède plus de 18 000 artefacts typique de l’art vietnamien depuis la préhistoire, y compris :

Peinture : 6310 pièces

Sculpture : 993 pièces

Beaux-Arts traditionnels : 2012 pièces

Poterie : 6455 pièces

Beaux-Arts étrangers : 400 pièces

Une réserve d’œuvres exceptionnelle au musée des Beaux-Arts du Vietnam

En recouvrant trois niveaux, le musée propose des expositions aux thèmes diversifiés :

Rez-de-chaussée : On y trouve l’exposition de la Préhistoire – Protohistoire avec des objets de l’âge de la pierre et de l’âge du fer. L’exposition des beaux-arts du XIe siècle au XIXe siècle sous la dynastie de Ly-Tran, de Le So – Mac – Hau Le et de Tay Son – Nguyen. Au sous-sol, des objets en céramique du XIe siècle au XXe siècle et une collection de céramiques repêchées de cinq anciens bateaux sont à découvrir.

1er étage : Cet étage regroupe des expositions de thèmes suivants :

  • Beaux-Arts de la moitié du XXe siècle
  • Peinture laquée et art moderne de la gravure
  • Beaux-Arts folkloriques
  • Beaux-Arts de la période de Rénovation (en 1986) jusqu’à présent

2e étage : Cet espace est réservé à l’art moderne et contemporain. Vous y trouverez des belles peintures en soie, en papier, des peintures à l’huile et des gravures modernes. Ainsi que des arts appliqués folkloriques et l’espace de créativité pour les enfants.

Le Musée des beaux-arts du Vietnam

Un incontournable pour les amoureux d’art

Et la meilleure chose est que vous pourrez découvrir sont quelques trésors nationaux tels que : la statue de Bouddha Quan Yin en bois laquée de 327m de haut du XVIe siècle. La statue de l’impératrice Trinh Thi Ngoc Truc du XVIIe siècle. La peinture laquée « Hai thieu nu va em be » (Deux jeunes femmes et bébé) par le peintre To Ngoc Van. Et la peinture à l’huile « Em Thuy » par le peintre Tran Van Can, etc.

Le musée des Beaux-Arts du Vietnam est une adresse en or pour les amateurs d’art. Avec leur propre particularité, les œuvres présentées adhèrent et reflètent la vie esthétique et artistique du pays à travers chaque période historique. Avec l’art, le musée des Beaux-Arts du Vietnam est la fierté et l’amour de l’art vietnamien.

66 Nguyễn Thái Học, Ba Đình, Hà Nội, Vietnam
www.vnfam.vn
Heures d’ouverture : De 8h30 à 17h, tous les jours
Entrée : 40 000 VND

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Le musée des vestiges de guerre

Classé au 5e rang parmi les 25 destinations les plus attrayantes d’Asie, le musée des vestiges de guerre du Vietnam n’est pas seulement un endroit où stocker les artefacts de la guerre, mais en plus de cela. Il s’agit d’un endroit qui vise à transmettre un message de paix au monde. Il s’agit d’un voyage dans la mémoire du Vietnam et de son passé mouvementé.

Le musée des vestiges de guerre et son travail de mémoire

Le musée des vestiges de guerre au Vietnam

Le musée des vestiges de guerre du Vietnam fut construit après la réunification du Vietnam en 1975 afin de sauver les témoignages historiques d’un Vietnam en lutte contre l’invasion de son territoire. Mais en même temps de dénoncer les crimes et de mettre en évidence les conséquences désastreuses de cette guerre. Ouvert au public depuis le 4 septembre 1975, le nom du musée était « Maison d’exposition des crimes des Etats-Unis et du gouvernement fantoche ». Avant son nom actuel, le musée des vestiges de guerre du Vietnam, avait été renommé « Maison d’exposition des crimes de guerre et de l’agression » en 1990.

Étant membre du système des musées pour la paix mondiale et du Conseil International Des Musées (ICOM), ce musée a pour fonction de collecter, conserver et exposer des images et artefacts qui sont une preuve des crimes et des conséquences dramatiques engendrées par les guerres. Cela contribue ainsi à éduquer le public, notamment la jeune génération à la protection de l’indépendance et de la liberté nationale, à la lutte contre de la guerre ainsi qu’à la protection de la paix et de la solidarité internationale.

Une leçon de la guerre au musée des vestiges de guerre

Le rez-de-chaussée du musée comprend les guichets, les salles polyvalentes et les galeries du « support mondial pour la résistance du Vietnam ». On trouve aussi une prison construite sur le modèle de cage à tigre, notamment utilisé à la prison de Con Dao.

Le musée des vestiges de guerre du Vietnam

Au 1er étage, vous trouverez une boutique de souvenirs et deux salles d’exposition sur deux thèmes : l’agent orange dans la guerre d’invasion américaine et les crimes commis durant la guerre du Vietnam. Le 2e étage comprend des expositions sur cinq sujets : la vérité historique, les effets de l’agent orange dans la guerre, la colombe, le Vietnam – Guerre, Paix et la Réminiscence. À l’extérieur du musée, il existe une exposition en plein air d’armes militaires américaines récupérées par les forces vietnamiennes, une salle d’introduction aux produits culturels et une salle de spectacle de marionnettes d’eau.

En visitant le musée des Vestiges de Guerre du Vietnam, on prend conscience des conséquences terribles de la guerre se faisant encore ressentir jusqu’à aujourd’hui. Le musée se coordonne également avec des douzaines d’expositions locales et étrangères, pour non seulement aider les Vietnamiens, surtout les jeunes générations, à comprendre l’histoire du pays. Mais aussi pour que les étrangers comprennent mieux le lourd passé du Vietnam. Ainsi, cela contribue à transmettre le message de la nécessité de protéger et de préserver la paix dans le monde.

La paix n’est-elle pas un grand cadeau qu’un gouvernement puisse offrir à ses habitants ?

Informations pratiques sur le musée des vestiges de guerre du Vietnam

Adresse : 28 Vo Van Tan, Quartier 6, District 3, Ho-Chi-Minh Ville

Horaires d’ouverture : De 7h30 à 18h tous les jours

Accès, tarif d’entrée et accès sur le site officiel : www.baotangchungtichchientranh.vn