Un symbole de l’interculturalité entre la France et le Vietnam

Aujourd’hui, l’opéra accueil de grands évènements que ce soit des spectacles où bien d’important meeting entre chefs d’état.
En vous rendant dans le quartier français, vous pourrez découvrir l’architecture coloniale en visitant non seulement l’opéra d’Hanoï mais aussi l’hôtel Métropole, la résidence supérieur du Tonkin, la banque de l’Indochine (banque d’Etat) ainsi que le musée de l’histoire.
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L’histoire de l’opéra d’Hanoï
L’opéra d’Hanoï est un bâtiment qui a été construit de 1901 à 1911, par les architectes français Harley et Broyer et dirigé par les ingénieurs français Travary et Savelon. Son premier directeur fût monsieur Claude Bourrin un artisan de la modernisation du théâtre.
L’opéra est aussi un témoin important de l’histoire et de la culture du Vietnam. Le 22 octobre 1921, c’est la naissance du théâtre parlé avec la pièce : « La tasse du poisson » de Vu Dinh. Pendant les bombardements américains, l’opéra d’Hanoï servait de mirador afin d’avertir les habitants lors de dangers imminents. D’ailleurs, quand on y pense, c’est plutôt étonnant que le bâtiment n’est pas été détruit par toutes ces guerres !
Ensuite, on y voit l’apparition du drapeau ainsi que l’hymne nationale du Vietnam. En effet, le 19 août 1945, les Vietnamiens se réunissent sur la place devant l’opéra afin de se diriger vers le palais du gouverneur royal et de s’emparer du pouvoir. Peu de temps après, plusieurs réunions politiques importantes pour la création de la République démocratique du Vietnam se déroulent à l’opéra d’Hanoï. En mars 1946, a lieu le premier rassemblement des députés de l’Assemblée nationale vietnamienne. Puis, en octobre 1946, la première constitution du Vietnam y est signée.
C’est en 1997, que se tient pour la toute première fois au Vietnam le sommet de la Francophonie. L’architecte Hoàn Dao Kinh est alors chargé de la rénovation de l’opéra. Un appel d’offre est lancé mais les prix des sociétés françaises sont exorbitants. Il se résout donc à effectuer les travaux avec l’aide des artisans vietnamiens. Ingéniosité et travail consciencieux, le résultat épate les experts venus voir le résultat. C’est seulement en juin 2017 que l’opéra d’Hanoï a ouvert ses portes aux publics afin que les gens puissent le visiter.
Au départ, l’opéra n’était accessible qu’a une certaine élite, c’était alors un lieu de représentation social où il était bon de se montrer au bras de son mari. Aujourd’hui encore c’est principalement les hautes classes sociales qui se rendent à l’opéra. En bonne partie à cause du prix élevé des représentations artistiques. Actuellement, l’opéra symbolise l’implication de l’architecture française dans la mentalité vietnamienne. Celui-ci contribue au développement des échanges culturels et à l’intégration internationale du pays par le biais de l’art.
Admirer l’architecture de l’opéra
Ce temple de l’art est un bâtiment de style renaissance combiné avec le style baroque, l’architecture néoclassique et des éléments décoratifs de l’art gothique. L’opéra d’Hanoï a été qualifié du « plus bel ouvrage architectural d’Asie du Sud-est » par les architectes japonais.
D’ailleurs, les architectes Harley et Broyer ont donné à l’opéra d’Hanoï la même organisation que les théâtres européens du début du XXème siècle. Quant aux ingénieurs Travary et Savelon, ils ont solidifié le sol de l’opéra avec 35 000 pieux en bambou permettant ainsi de rendre la structure de l’édifice plus sûre, car le bâtiment se trouvait sur un terrain marécageux. De plus, ils ont conçut la toiture à partir des pierres de la province de Lai Châu.
L’opéra s’étend sur un terrain de 2600 m². Il fait 87 m de long 30 m de largeur et 34 m de haut. Au premier étage on y trouve le hall principal qui donne sur la place de la Révolution d’Août. Des motifs classiques avec d’immenses lustres en cuivre et en bronze doré décorent ce hall. Il y a également un magnifique escalier de marbre blanc en forme de T que vous pourrez emprunter pour vous diriger vers la salle des glaces.
La création de la salle des glaces a été inspirée des galeries de châteaux de la Renaissance française ayant appartenu à Louis XIV. Dans cette sublime salle, entre les grandes portes se trouvent de beaux miroirs. Ici sont organisées des cérémonies solennelles, les signatures de documents officiels,… De nombreux chefs d’état s’y réunissent régulièrement.
Dans le deuxième étage, on peut aussi avoir accès au cœur du bâtiment : la très jolie salle de spectacle. Prenant la forme d’un fer à cheval, la salle de spectacle a été inspirée selon les théâtres à l’italienne. La salle est plus petite que l’opéra Garnier mais, elle dispose tout de même de 870 places avec des loges privées au 2ème et 3ème niveau. Elle fait 24 m sur 24 m. On peut y observer des colonnes corinthiennes, les plus somptueuses de l’architecture grecque et romaine. Au plafond, se trouve les œuvres des artistes peintres français avec au centre, un immense lustre. A l’arrière de la salle de spectacle, vous pourrez également voir les salles d’administrations, les 18 loges, les 2 salles de répétition, la bibliothèque et la salle de réunion. On peut le dire cet opéra est un véritable mélange de culture !
Au troisième et dernier étage, en plus de l’accès au troisième niveau de la salle de spectacle on peut remarquer une superbe exposition d’objets et d’images historiques. Et peut-être que pour bien finir cette belle découverte vous irez faire une petite balade dans les jardins verdoyants de l’opéra.
L’Institut Francophone International propose une visite virtuelle de l’opéra de Hanoi. A découvrir ici.
A voir en ce moment :

Cependant, le meilleur moyen pour découvrir l’opéra d’Hanoï, dans son ensemble, est d’assister à l’un de ses merveilleux spectacles. Aujourd’hui, on peut aussi bien voir un spectacle de danse, un concert qu’une pièce de théâtre.
En ce moment vous pouvez notamment voir le cirque du bambou et son spectacle nommé « Lang Toi ». Là, vous pourrez découvrir la beauté poétique du quotidien des villageois dans le nord du Vietnam avec des représentations d’activités locales comme l’agriculture, la construction ainsi que les jeux traditionnels.
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Dans l’ambiance typique d’un petit café hanoien, assis sur un petit tabouret de plastique, nous avons pris un peu de temps pour discuter avec Christopher Lecoutre. Ce peintre originaire de Tourcoing, dans le nord de la France était alors de passage à Hanoi le temps d’une démonstration au Sofitel Métropole. Pour sa seconde fois au Vietnam, on peut dire que les rues de la capitale ont su l’inspirer et c’est ce qui nous a donné l’envie de le rencontrer !
















En raison des près de 1000 ans de domination chinoise, le vêtement vietnamien partagea inévitablement des caractéristiques avec Hanfu. Quoi qu’il en soit, il y avait des différences significatives. La période de 2000 av-JC à 200 après-J.C précéda l’influence chinoise et marqua la période primitive du pays. Ainsi, les traits vestimentaires de l’époque étaient complètement locaux. Comme cette période marqua également le fort développement de la culture du bronze Dong Son, les motifs vestimentaires étaient inspirés par ceux sur les tambours ou les manches de couteau de bronze. Les femmes portaient souvent des chemises courtes serrées et fendues sur le devant dans lesquelles elles portaient des bavettes à col rond. Leur ceinture était ornée de trois rangées des lignes obliques équidistantes autour de la taille.









Pour réaliser son rêve, Hang Nga a du faire face à plusieurs obstacles. En commençant par l’opposition du gouvernement pour la construction de cette maison. En effet, Hang Nga ne voulait suivre aucune stratégie architecturale et créer entièrement la maison. Cela représentait des risques sécuritaires sur la fiabilité de la structure. Il y avait aussi l’esthétisme de l’édifice qui était critiqué, car il ne correspondait pas du tout au style colonial de Dalat. De plus, avec le désaccord du gouvernement, Hang Nga n’avait pas de soutiens financiers pour la construction de la maison folle. Mais, celle-ci était plutôt téméraire, elle ne baissa pas les bras et réussi à obtenir des financements privés grâce à sa famille et à ses amis, lui permettant de débuter la construction de la maison folle. Puis, le gouvernement finit par céder et soutenir Hang Nga dans son projet fou… lui évitant ainsi de nombreuses restrictions.



« Bac Ha » signifie « cent bottes d’herbe » dans la langue Tay (l’une des ethnies installée dans la région) mais on la surnommait aussi « le plateau blanc ». En raison des très nombreuses cultures de pavot que l’on pouvait trouver dans la région à l’époque. Depuis, un programme australo-nippon a remplacé la culture du pavot par celle des pruniers aux fleurs blanches, ce qui a permis aux populations de se reconvertir tout en conservant le charmant surnom de la région.








Nuit chez l’habitant

En effet, la bataille conduisit à l’accord de Genève en 1954, dans lequel les groupes rivaux doivent cesser le feu et se désarmer. Le 17e parallèle nord fut donc établi comme ligne de démarcation temporaire séparant les forces militaires françaises et vietnamiennes. Au nord de la ligne se trouvait la République démocratique du Vietnam, ou Nord-Vietnam, qui était sous le contrôle total du Parti communiste vietnamien, dirigé par Ho Chi Minh. Dans le Sud, les Français transfèrent l’essentiel de leur pouvoir à l’État du Vietnam, qui était sous l’autorité de l’ancien empereur Bao Dai. Des élections devaient avoir lieu dans tout le pays deux ans plus tard pour mettre en place un gouvernement unifié.




La piste de Ho Chi Minh au travers de la zone démilitarisée





Se tenant dans l’une des stations balnéaires les plus attrayantes du Vietnam, la plage Mui Né dans la ville de Phan Thiet, le spectacle Fishermen Show est inspiré de la vie des villages de pêcheurs du XVIIIème siècle. Comme la vieille ville de Hoi An, Phan Thiet était également contrôlée par le royaume de Champa, les performances spectaculaires reflètent donc l’échange culturel de l’ethnie Cham et des Vietnamiens, notamment le rituel le plus sacré auprès des pêcheurs du Centre du Vietnam – le culte de la baleine.



